Назад

Exposition « Le monde du futur : l’écologie comme nouvelle politique. 2030-2100 »

28 juin 2019 — 1 décembre 2019
Moscou
Exposition « Le monde du futur : l’écologie comme nouvelle politique. 2030-2100 »
28 juin 2019 — 1 décembre 2019
Moscou
Le projet d’exposition "Le monde du futur : l’écologie comme nouvelle politique. 2030-2100" rassemble des productions historiques et d’autres plus récentes de plus de 50 artistes russes et étrangers, et occupera tout l’espace du musée. L’exposition évoque un futur proche, lors duquel nous devrons nous résoudre au fait « qu’il n’y a pas de planète B » (du slogan célèbre des écologistes : « there’s no planet B »), jusqu’au moment fictif où le progrès de la science permettra la colonisation de mondes nouveaux. Il s’agit donc d’une spéculation sur un futur qui témoigne du peu de connaissances à son sujet. « Le monde du futur » s’articule autour de deux sujets : la préservation de l’environnement et une meilleure compréhension du concept même d’écologie. Le premier se concentre sur le fait que les questions de changement climatique, de disparition des espèces, de pollution, de précarité des ressources naturelles, de surpopulation, qui affectent notre vie quotidienne, ne peuvent plus être ignorées et doivent devenir une priorité au niveau politique : qu’il s’agisse de production, de consommation, de formation ou de loisirs. Une meilleure compréhension du concept d’écologie permettrait, quant à elle, la formation d’un lien étroit entre les écosystèmes biologiques, technologiques, sociaux et politiques. La problématique écologique est ici abordée de manière performative comme une « écologie d’action », le fruit d’une interaction continue entre l’homme, la nature et les autres espèces animales. Sera également présentée une série de productions historiques évoquant des moments charnières de la relation entre l’art et la nature : des tapisseries du 16ème siècle, quand la nature a pour la première fois été perçue comme n’étant pas soumise au contrôle de l’homme, jusqu’au début de la peinture de paysage dans la peinture hollandaise du 17ème siècle, en passant par le développement de la « culture organique » dans l’avant-garde russe, puis du « land art », en 1969. À cette époque, les matériaux naturels en tant que tels étaient devenus un véritable médium de l’art moderne. Le projet est organisé en partenariat avec des artistes et des activistes et repense, à travers le prisme de l’écologie, le concept même d’exposition. Son installation est ainsi notamment basée sur le principe de remaniement des constructions architecturales des expositions précédentes. Quatorze productions seront créées spécialement pour cette exposition et dix seront des nouvelles versions de créations déjà existantes. Dans le cadre du programme « Garage Atrium Commissions » au Musée de l’Atrium de Moscou, le nouveau travail de l’artiste chinois Huang Yong Ping, « Cuisine américaine et cafards chinois. 1959-2019 » sera présenté, avec pour sujet le célèbre « Débat dans la cuisine », qui a eu lieu entre Richard Nixon et Nikita Khroushchev, à l’occasion de l’ouverture de l’exposition nationale américaine à Moscou, en 1959. En plus des installations dédiées, l’exposition accueillera également les travaux de Doug Aitken « Jardin », « WIN>