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De Saint-Pétersbourg à la France : trois générations de Chaguine

10 septembre 2026 — 5 octobre 2026
Saint-Pétersbourg
Exposition
Salon des boiseries de l’Institut français (12, perspective Nevsky)
De Saint-Pétersbourg à la France : trois générations de Chaguine
10 septembre 2026 — 5 octobre 2026
Saint-Pétersbourg

Dmitri Chaguine est issu d’une famille profondément liée au monde de l’art russe et s’est fait connaître sur la scène underground de Leningrad puis de Saint-Pétersbourg. Son prénom est à l’origine du nom « Mitki », diminutif affectueux de Dmitri, donné à un mouvement artistique apparu dans les années 1980 et héritier de la tradition underground et non conformiste soviétique des décennies précédentes.

Organisée dans la salle des boiseries de l’Institut français, l’exposition met en lumière le lien de Dmitri Chaguine avec la France et l’influence que la peinture impressionniste a exercée sur son parcours artistique. La découverte des impressionnistes a notamment nourri son attachement à Paris et renouvelé son regard sur sa propre ville natale.

Réunissant des œuvres de Dmitri Chaguine, mais aussi de son père Vladimir, de sa mère Natalia, de son épouse Tatiana et de sa fille Ioanna, l’exposition offre un aperçu de la richesse et de la diversité des pratiques artistiques au sein de cette famille.

« Papa (l'artiste Vladimir Chaguine) m'a laissé de nombreuses reproductions très intéressantes : des impressionnistes, Van Gogh, Cézanne, etc. Selon mes professeurs, cela a complètement gâché mon goût. Mais que dire ? C'est justement ce genre de peinture qui me plaisait. À cette époque, le troisième étage de l'Ermitage venait d'ouvrir. Nous y allions depuis l'École secondaire d'art (aujourd'hui le Lycée artistique académique d'État de Saint-Pétersbourg B.V. Johanson, rattaché à l’Académie des arts de Russie) et nous y passions des journées entières. Quant à nos professeurs, s’ils nous emmenaient à l’Ermitage, c’était uniquement dans les salles académiques austères… À l’École, même si j’étudiais plutôt bien, j’avais de mauvaises notes en peinture et en composition. Les professeurs trouvaient que j’avais été contaminé par l'impressionnisme…Mon père a également transmis cet amour de la peinture française à sa petite-fille Ioanna, qui a peint des paysages en plein air à Paris ! Quant à mon autre fille, Élisaveta, elle est partie étudier à Paris où elle a obtenu un diplôme en histoire de l’art. »

Dmitri Chaguine