Bicentenaire de la photographie • 1826-2026 • Saint-Pétersbourg
Conseil scientifique :
- Maria Gourieva, historienne de la photographie, maîtresse de conférences à l’École des arts et du patrimoine culturel de l’Université européenne de Saint-Pétersbourg
- Nadejda Cheremetova, fondatrice et directrice de FotoDepartament
- Ekaterina Iouchkevitch, commissaire d’exposition à ROSPHOTO
Programme
Cliquez sur le titre d’un événement pour accéder à sa description détaillée.
| Date | Type | Titre | Lieu | Intervenant·e |
|---|---|---|---|---|
| 1er septembre | Rencontre introductive | « Qu’y avait-il avant la photographie ? Les régimes visuels du citadin » ↘ | Espace Ouzel – Saint-Pétersbourg | Maria Gourieva |
| 16 septembre – 21 octobre | Lectures collectives | Lecture de la correspondance des inventeurs de la photographie Nicéphore Niépce et Louis Daguerre ↘ | Institut français de Russie — Représentation à Saint-Pétersbourg | Ekaterina Iouchkevitch |
| 21 septembre, 19h00 | Rencontre / discussion | Soirée d’ouverture de l’Année du bicentenaire de la photographie à Saint-Pétersbourg ↘ | Médiathèque de l’Institut français de Russie, 12, perspective Nevsky | Marie-Laure Lapeyre, Maria Gourieva, Nadejda Cheremetova, Ekaterina Iouchkevitch |
| 24 septembre, 19h00 | Conférence | « Nouvelle Histoire de la Photographie » sous la direction de M. Frizot : histoire de l’édition, problématiques et actualité ↘ | Librairie « Podpisnye Izdania », 57, perspective Liteïny | Andreï Naslednikov |
| 10 octobre – 30 novembre | Laboratoire à la croisée de la photographie et du théâtre | Laboratoire « Proyavka » : programme non public ↘ | Espace Ouzel – Saint-Pétersbourg | Ioulia Kleiman, Maria Gourieva |
| 14 octobre, 19h00 | Conférence | Photogénie, ou pourquoi le cinéma est toujours plus que la réalité ↘ | Librairie « Podpisnye Izdania », 57, perspective Liteïny | Olga Davydova |
| 20 octobre, 19h00 | Conférence | Photographie et littérature : les « romans avec photographie » de G. Rodenbach et A. Breton, à la rencontre de l’image et du texte ↘ | Médiathèque, 12, perspective Nevsky | Ekaterina Kalinina |
| 29 octobre, 19h00 | Conférence | « L’instant décisif » d’Henri Cartier-Bresson ↘ | Librairie « Podpisnye Izdania » | Daria Panaiotti |
| 12 novembre, 19h00 | Conférence-débat | Roland Barthes, Camera lucida ↘ | Librairie « Podpisnye Izdania », 57, perspective Liteïny | Sergueï Zenkine, Maria Gourieva |
| 3–6 décembre | Laboratoire à la croisée de la photographie et du théâtre | Laboratoire « Proyavka » · présentations des esquisses ↘ | Espace Ouzel – Saint-Pétersbourg | — |
| 8 décembre, 19h00 | Conférence | La lutte pour la reconnaissance de la photographie comme un art : du XIXe siècle à André Rouillé ↘ | Médiathèque de l’Institut français, 12, perspective Nevsky | Elena Yakimovich |
Mercredi 1er septembre 2026 — Rencontre introductive
Lieu : Espace « Ouzel » – Saint-Pétersbourg
Maria Gourieva : « Qu’y avait-il avant la photographie ? Les régimes visuels du citadin »
L’histoire de la photographie est traditionnellement racontée à partir de l’apparition des premières techniques photographiques. Mais quel environnement a rendu possibles ces inventions ? Quels dispositifs techniques, scientifiques et intellectuels, quels besoins et quels imaginaires les ont fait naître ? Cette conférence sera consacrée à ce qui a précédé l’apparition de la photographie. Nous parlerons des machines à dessiner et de l’automatisation du dessin, des régimes visuels du citadin et des attractions optiques, de l’ombre capturée, de la vérité scientifique et de la recherche d’une copie d’une précision absolue.
Maria Gourieva est maîtresse de conférences à l’École des arts et du patrimoine culturel de l’Université européenne de Saint-Pétersbourg et chercheuse en histoire culturelle et sociale de la photographie. Elle a participé à des projets internationaux à ROSPHOTO (2004-2013), a coorganisé la conférence internationale « Après la (post)photographie » et est l’autrice du livre pour enfants « Photographie » (Polyandria, 2025) ainsi que de publications pour le portail Arzamas.
Du 16 septembre au 21 octobre 2026 — Lectures collectives
Lieu : Institut français de Russie — Représentation à Saint-Pétersbourg
Lecture de la correspondance des inventeurs de la photographie Nicéphore Niépce et Louis Daguerre
Animée par Ekaterina Iouchkevitch
Saint-Pétersbourg conserve des documents remarquables réunis sous le titre « Documents sur l’histoire de l’invention de la photographie : correspondance de J. N. Niépce, J. M. Daguerre et d’autres personnes ». Il s’agit de 163 documents datant de 1787 à 1841, qui permettent de suivre le processus d’apparition de la photographie et révèlent de nombreux détails sur le destin de ses inventeurs. Ces documents ont été traduits et publiés par les Archives de l’Académie des sciences de Russie en 1949. Nous proposons aux participants de suivre le chemin inverse : revenir au commencement, à la source — ou plutôt aux sources — et y chercher quelque chose de nouveau à partir de leur propre expérience et de leur intuition d’amateurs. Même si ces lectures ont une orientation clairement exploratoire, notre travail relèvera surtout de pratiques artistiques d’interprétation et de réflexion collective autour des textes, des documents et, plus largement, du passé.
Les rencontres sont animées par Ekaterina Iouchkevitch, artiste et chercheuse en photographie, commissaire de projets d’exposition à ROSPHOTO. Elle a également dirigé des résidences au Centre culturel ZIL à Moscou, travaillé comme commissaire au Centre Kouriokhine, dirigé le projet « Videoforma » et organisé des expositions à Vladivostok, Ekaterinbourg ainsi que des expositions consacrées à l’histoire de la photographie au Centre ROSPHOTO.
Informations pratiques :
- Dates des rencontres : 16, 23 et 30 septembre, ainsi que le 7 octobre 2026
- Rencontre publique de clôture — 21 octobre 2026 à 19h00
- Le nombre de participants est limité à 15 personnes
- Candidatures jusqu’au 8 septembre
Soirée d’ouverture de l’Année du bicentenaire de la photographie à Saint-Pétersbourg
Lundi 21 septembre, 19h
Médiathèque de l’Institut français de Russie (12, perspective Nevsky)
Participants :
- Marie-Laure Lapeyre, attachée culturelle de l’Institut français de Russie
- Maria Gourieva, chercheuse en photographie, enseignante à l’École des arts et du patrimoine culturel de l’Université européenne de Saint-Pétersbourg
- Nadejda Cheremetova, chercheuse en photographie, fondatrice et directrice de FotoDepartament
- Ekaterina Iouchkevitch, artiste, chercheuse et commissaire d’exposition à ROSPHOTO
En 2026, la photographie célèbre son bicentenaire.
Des premières images réalisées au début du XIXe siècle près de Chalon-sur-Saône jusqu’aux technologies les plus contemporaines, la photographie a façonné notre regard sur le monde, notre manière de conserver la mémoire des événements et de transmettre des histoires, des émotions et des idées.
Du 1er septembre 2026 au 30 septembre 2027, le ministère français de la Culture organise un vaste programme consacré à l’anniversaire de la photographie en France métropolitaine, dans les territoires ultramarins et dans plus de trente pays à travers le monde.
Cette discussion réunira plusieurs regards professionnels sur la photographie : ceux d’artistes, de commissaires et de chercheurs. Nous parlerons de ce que représente aujourd’hui la photographie pour chacun de ces domaines, de la manière dont son histoire s’écrit et se réécrit, des raisons pour lesquelles nous revenons en 2026 aux débuts de la photographie et à son histoire, ainsi que des façons dont la photographie est comprise aujourd’hui et devient un moyen de produire de l’art et du sens.
Nous tenterons enfin de répondre à une question : que célébrons-nous exactement lorsque nous célébrons les 200 ans de la photographie ?
« Nouvelle Histoire de la Photographie » sous la direction de M. Frizot : histoire de l’édition, problématiques et actualité
Conférence d’Andreï Naslednikov
Jeudi 24 septembre, 19h
Librairie « Podpisnye Izdania » (57, perspective Liteïny)
L’édition originale française de la « Nouvelle Histoire de la Photographie » a paru en 1994. Il s’agissait d’un projet fondamental réunissant une équipe internationale de chercheurs sous la direction de Michel Frizot, réalisé à l’occasion du 150e anniversaire d’un médium dont on faisait alors remonter la naissance à 1839. Compte tenu de l’importance culturelle et de la valeur pédagogique du projet, des éditions anglaise et allemande ont rapidement suivi. L’édition russe a été publiée par les éditions Machina en 2008 avec le soutien du Programme Pouchkine du ministère des Affaires étrangères et avec une participation importante du ministère français de la Culture.
Au cours de cette conférence, Andreï Naslednikov, directeur et principal responsable éditorial de l’édition russe, expliquera pourquoi l’idée d’une « histoire eurocentrée de la photographie » s’est imposée à la fin du XXe siècle, pourquoi cette histoire est qualifiée — à juste titre — de « nouvelle », et comment les questions abordées dans l’ouvrage rejoignent des problématiques toujours actuelles : la définition même de la photographie et la « pluralité des photographies », les rapports entre photographie et art, ainsi que la diversité des contextes sociaux et culturels dans lesquels se sont développées les différentes technologies de fixation de l’image.
Andreï Naslednikov est éditeur, commissaire d’exposition et chercheur au département des beaux-arts d’Europe occidentale du musée de l’Ermitage.
10 octobre — 30 novembre 2026 — Laboratoire à la croisée de la photographie et du théâtre
Lieu : Espace « Ouzel » – Saint-Pétersbourg
Laboratoire « Proyavka » : programme non public
- 10 octobre — 7 novembre : programme pédagogique du laboratoire
- 10—30 novembre : préparation des esquisses
Dans le laboratoire « Proyavka », la photographie et le photographique deviennent le principal point de départ de la réflexion scénique. Au fil du laboratoire, nous explorerons les manières de penser la photographie à travers les textes de théoriciens tels qu’André Bazin, Roland Barthes et André Rouillé. Nous expérimenterons la dramaturgie du tirage analogique manuel, observerons des photographies pour comprendre comment le cadre construit le temps, l’attention et la mémoire, puis transformerons nos découvertes visuelles en propositions de mise en scène.
Le laboratoire comprendra des séances collectives et la création d’esquisses. Les meilleures propositions entreront au répertoire de l’espace théâtral « Ouzel ». Commissaires du laboratoire : Ioulia Kleiman et Maria Gourieva.
Intervenant en pédagogie théâtrale : Konstantin Outchitel
- Ioulia Kleiman, docteure en histoire de l’art, spécialiste du théâtre et commissaire. Directrice des programmes de l’espace « Ouzel ».
- Maria Gourieva — maîtresse de conférences à l’École des arts et du patrimoine culturel de l’Université européenne de Saint-Pétersbourg, chercheuse en histoire culturelle et sociale de la photographie.
- Konstantin Outchitel — historien du théâtre et de la musique, professeur à l’École des arts et du patrimoine culturel de l’Université européenne de Saint-Pétersbourg, metteur en scène et producteur de théâtre.
Candidatures jusqu’au 15 septembre
Photogénie, ou pourquoi le cinéma est toujours plus que la réalité
Conférence d’Olga Davydova
La conférence s’appuie sur l’ouvrage « Photogénie » de Louis Delluc, publié en France en 1920. Une nouvelle traduction de « Photogénie » est parue en 2025 avec le soutien du Programme d’Aide à la Publication Pouchkine de l’Institut français de Russie.
Mercredi 14 octobre, 19h
Librairie « Podpisnye Izdania » (57, perspective Liteïny)
Le mot « photogénie » évoque sans doute pour beaucoup la qualité enviable de bien rendre sur les photographies. Dans la théorie du cinéma, pourtant, la photogénie ne concerne pas la personne placée devant l’objectif, mais le résultat de la prise de vue : l’image cinématographique. Les théoriciens français Louis Delluc et Jean Epstein ont utilisé ce concept pour démontrer au public des années 1920 et 1930 que le cinéma constituait un phénomène tout à fait singulier : pas tout à fait un art au sens traditionnel, mais nullement inférieur à l’art.
Au cours de la conférence, nous examinerons la force de leurs arguments et nous parlerons également de ce que le cinéma a emprunté à la photographie et de ce qui l’en distingue, des raisons pour lesquelles la photogénie est l’une des propriétés essentielles de l’image cinématographique et de la manière dont elle transforme notre sensibilité et notre perception.
Olga Davydova est chercheuse en cinéma et photographie, docteure en études culturelles. Elle codirige un atelier d’études cinématographiques à l’Institut national du cinéma et de la télévision de Saint-Pétersbourg, et conçoit et anime des cours de philosophie, de pensée critique et de pensée systémique à l’Université ITMO. Elle est l’autrice de la monographie « L’évolution du cinéma non fictionnel, ou Comment regarder les films documentaires », lauréate en 2025 du IVe Prix national Dziga Vertov.
Photographie et littérature : les « romans avec photographie » de G. Rodenbach et A. Breton, à la rencontre de l’image et du texte
Conférence d’Ekaterina Kalinina
Mardi 20 octobre, 19h
Médiathèque (12, perspective Nevsky)
Depuis sa naissance, la photographie attire l’attention de la littérature comme langage singulier et comme objet chargé de significations essentielles pour l’écriture. À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, elle devient partie prenante de l’expérimentation artistique : en 1892, l’écrivain symboliste belge Georges Rodenbach, puis en 1928 l’écrivain surréaliste français André Breton, intègrent des images photographiques à des œuvres de la grande littérature. De cette interaction entre texte et image naît une poétique particulière du « roman avec photographie », qui suscite les débats des lecteurs de l’époque comme l’intérêt des chercheurs d’aujourd’hui. La conférence sera consacrée à deux œuvres majeures de la littérature européenne, « Bruges-la-Morte » de Georges Rodenbach et « Nadja » d’André Breton : leur genèse, le rôle de la photographie dans la narration littéraire et le destin actuel en Russie de ces romans emblématiques de la culture francophone.
Ekaterina Kalinina enseigne à la faculté de philologie de l’Université d’État de Moscou Lomonossov, où elle donne notamment les cours « Littérature et photographie au XIXe siècle », « Littérature et photographie au XXe siècle » et « Photographie – mémoire – texte », ainsi qu’au département d’esthétique, d’histoire et de théorie du VGIK. Diplômée du Collège universitaire français, elle a consacré son mémoire, sous la direction de Tiphaine Samoyault, à « La photographie dans Le Temps retrouvé de Marcel Proust et Le Don de Vladimir Nabokov ». Grâce à une bourse Diderot, elle a effectué en 2010-2011 un séjour de recherche à la FMSH et à l’Université Paris VIII – Vincennes–Saint-Denis.
Mercredi 29 octobre, 19h00 — Conférence
Lieu : Librairie « Podpisnye Izdania »
« L’instant décisif » d’Henri Cartier-Bresson
Conférence de Daria Panaiotti
Au milieu du XXe siècle, Henri Cartier-Bresson a formulé une idée devenue un classique de la photographie documentaire artistique : la photographie ne se contente pas d’enregistrer un événement, elle le révèle si le photographe parvient à saisir le geste le plus expressif et à construire une composition harmonieuse. En un demi-siècle, les techniques comme les pratiques culturelles ont profondément évolué, mais la formule et le nom de Cartier-Bresson restent des références pour de nombreux photographes. Aujourd’hui, il est intéressant d’observer « l’instant décisif » et l’œuvre de son auteur avec le recul de l’histoire. Nous discuterons des fondements philosophiques de cette notion, retracerons le parcours d’Henri Cartier-Bresson et verrons comment ses successeurs ont travaillé avec l’idée de « l’instant décisif ».
Roland Barthes, Camera lucida
Conférence-débat avec le philologue Sergueï Zenkine et la chercheuse en photographie Maria Gourieva autour du livre majeur de Roland Barthes, publié en russe avec le soutien du Programme d’Aide à la Publication Pouchkine de l’Institut français de Russie en 1997, puis réédité en 2013.
Jeudi 12 novembre, 19h
Librairie « Podpisnye Izdania » (57, perspective Liteïny)
Que se passe-t-il lorsque nous regardons une photographie ? Que voyons-nous, ou qui voyons-nous : la personne qui se trouvait à cet instant devant l’objectif, ou seulement un temps désormais irrévocablement disparu avec elle ? Peut-on mettre des mots sur le sentiment particulier que provoque une photographie — et faut-il même essayer de le faire ? Ce sont les questions que Roland Barthes explore dans son dernier livre, « La Chambre claire. Note sur la photographie » (1980), écrit après la mort de sa mère et paru peu avant la disparition de l’auteur lui-même.
La conférence-débat de Sergueï Zenkine et Maria Gourieva reviendra sur la genèse du livre, sur le choix par Barthes d’une forme personnelle, presque intime, sur les images qui l’intéressaient particulièrement et sur les raisons pour lesquelles la photographie lui semblait si étroitement liée à la mort. Une attention particulière sera accordée à la place singulière de ce court ouvrage dans les études photographiques.
Ce dialogue, où la théorie littéraire rencontre les études photographiques, est aussi une invitation à relire un livre que tout le monde semble connaître, mais que peu ont véritablement lu avec attention.
Sergueï Zenkine est philologue, historien de la pensée française, traducteur et spécialiste de l’œuvre de Roland Barthes (arzamas.academy/courses/187).
Maria Gourieva est chercheuse en photographie (https://arzamas.academy/courses/205) et enseignante à l’École des arts et du patrimoine culturel de l’Université européenne de Saint-Pétersbourg.
3—6 décembre 2026 — Laboratoire à la croisée de la photographie et du théâtre
Lieu : Espace « Ouzel » – Saint-Pétersbourg
Laboratoire « Proyavka » : programme public • présentations des esquisses • 3-6 décembre 2026
La lutte pour la reconnaissance de la photographie comme un art : du XIXe siècle à André Rouillé
Conférence d’Elena Yakimovitch
Mardi, 8 décembre, 19h
Médiathèque de l’Institut français (12, perspective Nevsky)
Autour de « La photographie, entre document et art contemporain » d’André Rouillé, publiée en 2005 et dont la traduction est parue en 2014 avec le soutien du Programme d'Aide à la Publication Pouchkine de l’Institut français de Russie.
Dès son apparition, la photographie a suscité des débats.
Le photographe est-il un artiste ou un scientifique, un créateur ou un artisan ?
Au début, la photographie n’était pas admise dans le « temple des arts ». Ce n’est qu’à la fin du XXe siècle que l’approche contemporaine est apparue, marquée par la distinction entre différents genres et différentes pratiques.
Au cours de cette conférence, nous aborderons la photographie de la seconde moitié du XIXe siècle sous des optiques différentes : celle du poète Charles Baudelaire, du philosophe Roland Barthes et, enfin, celle de l’historien André Rouillé, qui a fait le bilan des études théoriques menées au XXe siècle.
En étudiant les clichés des années 1850 à 1900, nous suivrons l’évolution du regard porté sur la photographie et la manière dont celle-ci s'est fait une place parmi les arts.
Elena Yakimovich, titulaire d'un doctorat en histoire de l'art, historienne de la photographie (spécialisée dans les influences réciproques entre la peinture et la photographie du XIXe au début du XXe siècle). Chargée de cours à l'Institut de formation continue de l'Université d'État de Russie pour les sciences humaines (RGGU), autrice d'articles publiés sur les sites Arzamas.academy, Magisteria et Tretyakovka.edu.
Abonnez-vous à la newsletter
Ваша запись успешно отправлена
Извините, запись не была отправлена. Свяжитесь с отделом курсов